Voilà depuis mi mai que je n’arrive plus à dormir, j’ai des contractions, Mademoiselle bouge, je ne trouve plus de position pour me soulager.

 

Le 17 mai 2018 me voilà parti avec ma maman et Lucas voir pour la dernière fois avant sa naissance notre petite princesse. J’ai eu une échographie en plus car ma sage-femme voulait vérifier le poids de la puce par rapport à ma première grossesse. Pour Lucas au vu du cordon à la naissance il s’est arrêté de grandir à mon 7 ème mois.

 

Ma mère était toute émue de voir sa petite fille sur l’écran, cela est déjà loin pour elle, c’était pour moi il y a 28 ans.


Je préviens ma sage-femme : ne vous inquiétez pas je me suis griffé le ventre. Et la tout commence …

 

Ma sage-femme : « non mais vous avez vu ? Vous, vous êtes gratté à sang, ça fait combien de tempes que vous vous grattez comme ça ?

 

Moi : « 1 semaine mais je me gratte que sur le ventre, je connais la maladie cholestase gravidique ma sœur a fait ça pour sa fille, mais moi ce n’est pas ça je ne me gratte pas entre les doigts de pieds, les mains et les jambes.

 

Ma sage-femme : vous connaissez et ça vous inquiète pas ? vous n’allez pas repartir comme ça, j’appelle les urgences vous allez voir pour faire un examen et prise de sang.

 

Je finis de faire l’échographie la demoiselle se porte à merveille et grandit bien, poids estimé 3kg300.

 

Je descend aux urgences pour vérifier que bébé ne souffre pas, le monitoring indique que tout va bien, malgré que j’ai effectivement des fortes contractions de temps en temps. Au urgences ils me font une prise de sang + bilan hépatique  à faire dès le lendemain.

 

Me voilà reparti chez moi.

 

Le lendemain impossible d’aller me rendre au laboratoire, je me sentais pas bien et surtout incapable de prendre la voiture. Du coup je garde Lucas avec moi, pas d’école pour lui.

 

Le samedi 19 mai 2018 matin je vais faire ma prise de sang. L’analyse est plus longue à traiter je n’aurais les résultats que le mercredi 23 mai 2018.

 

Le lundi 21 mai 2018, la clinique de jour m’appelle pour me fixer un rendez-vous le jeudi 24 mai, car les places se remplissent vite et me disent de venir avec mes résultats au cas où ils ne les auraient pas reçu.

Le mercredi 23 mai 2018, je reçois un texto pour me dire que mes résultats sont enfin prêts, rendez-vous sur le site. Je me connecte et là… Le taux est trop élevé, il faut être en dessous de 10 et je suis à 49,8.

J’ai bien un Cholestase gravidique.

 

 Mais qu’est-ce-que c’est ?

 C’est une affection du foie qui peut s’avérer dangereuse pour le bébé. 

le mot cholestase vient du grec khole signifiant bile et stasisdésignant l’arrêt. La cholestase définit ainsi l’interruption de l’écoulement biliaire à l’intérieur des canaux biliaires situés dans le foie. 

 

La cholestase gravidique est intra-hépatique : les hépatocytes, des cellules spécialisées du foie, cessent de fonctionner correctement, ce qui engendre un passage des acides biliaires dans le sang plutôt que dans la bile. Et par le biais du cordon ombilical, le fœtus risque d’être affecté par ce taux anormalement élevé d’acides biliaires. 

 

 J’appelle dans la matinée la clinique et annonce les résultats, il faut venir de suite cela ne sert à rien d’attendre jeudi de plus c’est calme aujourd’hui, la fille me dit de venir pour 14H. Je finis de préparer ma valise car bien sûr elle n’était toujours pas fini. Je ne sait pas si je vais rester ou rentrer. Je m’organise pour faire garder Lucas et me rends à la clinique avec ma voiture.

14h10 la clinique m’appelle, j’étais en route, ils me me laissent un message : « Vous êtes où mademoiselle …. on vous attend on espère que tout vas bien ».

 

J’étais juste entrain de chercher une place sur le parking. Pour finir je me trouve une place aux urgences. Il est 14h40.

On m’attendait comme une star lol, c’est vous mademoiselle …. ? allez-y rentrez.

 

On m’examine, monitoring tout va bien. Col ouvert à 1,mais au vu du taux trop élevé de ma prise de sang et étant à 38 semaines d’aménorrhée , l’équipe décide de me déclencher pour ne pas prendre de risque pour le bébé.

Tout d’abord un soulagement car cela joue sur mon moral le fait de ne plus réussir à dormir puis vient la peur de la douleur des contractions vu que c’est un accouchement provoqué. De toute façon c’est la santé de mon bébé avant tout alors allons-y, surtout que j’avais plus que hâte de la voir.

 

16h30 j’appelle le papa, finis ta journée et rejoint moi à la maternité c’est le jour J, on me déclenche. J’ai le temps de venir tu es sûr ? Il pense je vais accoucher en 1h avec un déclenchement, il ne faut pas rêver mon chéri.

 

On m’explique la procédure, tout d’abord on vous mets un tampon (propess) pour accélérer le travail et si ce n’est pas suffisant nous allons vous ajouter une perfusion, l’ocytocine.

 

17h30 : pose du tampon, au bout de 1h voilà qu’il fait déjà effet même trop, du coup, il décide de me l’enlever et de laisser faire le travail. Je décide de gérer mes contractions et d’attendre pour la péridurale.

18H : ouverte à 2

Une équipe au top du top, on vient me voir souvent, me donne des conseils, installez-vous sur le ballon si vous voulez, après j’avais tellement mal en bas du dos, une jeune fille est venue me masser le dos avec une balle pendant 30 min et a renouveler l’opération plusieurs fois tellement que ça me faisait du bien.

 

Après je demande si une baignoire est disponible pour gérer encore mes contractions car je veux sentir ma princesse sortir, pas comme mon premier accouchement ou je ne sentais même plus les contractions pour pousser et sentir Lucas sortir.

 

19H30-20H30 : Elle me coule un bain, nous apporte du jus d’orange le vrai luxe.

 

Je reste 1h dans le bain. Ça me fait beaucoup de bien, le bonheur.

 

20H30 : Je retourne dans la salle d’accouchement et je douille trop. Elle pousse mais ne perce pas la poche des eaux.

 

L’équipe décide alors de percer la poche avec une aiguille.

 

Et là le soulagement, le travail s’accélère de plus en plus

 

L’anesthésiste se fait désirer il traîne dans les couloirs et discute. La sage-femme viens me voir et me dit vous inquiétez pas il arrive je lui ai dit de se dépêcher. Il a su me détendre, mon conjoint à eu le droit de rester pour se mettre devant moi et ça j’ai beaucoup apprécié.

 

22h30 : pose de la péridurale, col ouvert à 4, je gère bien mes contractions, on m’a injecté une double dose et après j’ai appuyé que 2 fois.

 

23h30 : je suis déjà ouverte à 8

 

00H30 ; il prépare pour l’accouchement

 

Je dis à la sage-femme elle pousse, elle pousse.

 

JEUDI 24 MAI 2018 : 00h54, après 3-4 pousser la voilà, elle se fait toute calme n’hurle pas de suite, la pose sur moi, il décide de la stimuler et mademoisselle pleure enfin.

 

 

Vers 3h du matin je monte dans ma chambre avec mon conjoint qui est resté dormir avec moi, la première nuit commence. Elle était sage, elle se réveillais juste pour le biberon

Le lendemain ma maman à apporté Lucas voir sa petite sœur, un moment si émouvant le voilà grand frère, un rôle très important pour lui.

Sa première réaction : « Oh elle a les mêmes cheveux que moi ». On s’est mis à rigoler car il avait bien raison, il se ressemble énormément. Nous lui annonçons le prénom qui était resté secret pendant toute ma grossesse enfin il lui avait trouvé un jolie surnom Bouteille d’eau. Ta sœur s’appelle MYA. Il était tout fier d’offrir un premier cadeau de naissance à sa petite sœur qui était une poupée en doudou trop mignonne comme il dit si bien. Après quelques heures passés avec nous il est temps de rentrer chez mamie et papi.

 

Moi j’avais hâte de rentrer car durant mon séjour je n’arrivais pas à dormir.

 

J’ai voulu sortir dans la journée du jeudi 24 mai 2018, mais l’équipe n’a pas voulu car ça faisait trop tôt (J-0) vu que j’ai accouché à 00h54, de plus Mya ne faisait que 2kg650 et j’étais sous Acupan pour des douleurs au niveau des jambes jusqu’en bas du dos, limite ça me faisait pleurer tellement la douleur était trop horrible. J’ai eu le droit à la visite d’un médecin et d’une kiné pour voir si je ne m’étais pas bloqué quelque chose durant l’accouchement, j’ai eu quelques massages, heureusement je n’ai pas de phlébite. Je n’avais pas apporté mes bas de contentions et je les mettais plus depuis un moment. Elle me dit d’aller marcher pour me dégourdir les jambes mais rien y fait. La kiné me dit vous verrez bien une fois chez vous mettez vos chaussettes de contention.

 

Le lendemain vendredi 25 mai 2018 (J+1), je retente de sortir l’équipe n’est pas trop d’accord. Je leur explique que de toute façon que je reste chez eux ou chez moi les douleurs serons les mêmes. je devais trouver une personne pour mes soins le dimanche et le lundi, sauf que j’ai jamais réussi à trouver une sage-femme externe disponible. Du coup une autre nuit à l’hôpital j’étais trop déçue je voulais rentrer chez moi et dormir enfin. Mon conjoint décide d’aller chercher Lucas chez mes parents et de rentrer dormir chez nous car ça commence à faire long pour lui.

 

Samedi 26 mai 2018 (J+2), enfin ils cèdent j’ai le feu vert pour sortir même si je dois signer une décharge au cas où il m’arrive quelque chose je suis trop happy. J’appelle mon conjoint pour lui dire je peux enfin sortir.

 

Une fois arrivé à la maison j’ai mis de suite mes chaussettes de contention et là j’ai enfin passé une bonne nuit. Alors si j’ai un conseil a vous donner APPORTER VOS CHAUSSETTES DE CONTENTION à la maternité on ne sait jamais.

Dimanche 27 mai 2018, première sortie pour Mya, direction chez ma sœur en famille pour faire un petit goûter pour souhaiter la bienvenue à MYA.